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Tous les ans, la FIAC cristallise son lot de commentaires passionnés, de partis pris, de mauvaise foi et d’autoflagellation qui dépassent largement les enjeux de la foire elle-même. L’édition 2004 n’y a pas échappé, de même qu’à un satisfecit que l’on sentait parfois un peu forcé. Oui, la foire a fait de gros efforts de renouvellement, elle s’est ouverte à de nouveaux secteurs comme le design ou les jeunes galeries. Elle n’a en revanche pas véritablement réussi à renforcer son secteur moderne et a fortement déçu pour la partie édition, pourtant primordiale pour la formation des jeunes acheteurs. Malgré un succès public avec plus de 80 000 entrées, les collectionneurs étrangers – il faut dire guère sollicités par la presse européenne et américaine – se sont peu déplacés. Mais la FIAC n’est peut-être tout simplement pas faite pour eux ? Aujourd’hui, les grands collectionneurs, bardés de leurs conseillers, et les fortunés nouveaux venus sur ce marché fonctionnent avec des listes d’artistes que l’on retrouve dans les ventes d’art contemporain de New York et de Londres, à la Foire de Bâle et… dans les grandes biennales. Frieze Art Fair l’a bien compris en se plaçant ...
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