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La barrière marchande et presque culturelle entre les antiquités et l’art contemporain serait-elle en train de tomber ? Tels sont en tout cas les signes que lance aujourd’hui le marché, et notamment les foires d’antiquaires qui avaient pourtant en leur temps érigé un cordon sanitaire pour ne pas laisser les œuvres les plus récentes pénétrer leurs prestigieuses manifestations. Repliés dans leurs galeries désertes ou, au mieux, obligés de multiplier les participations aux foires pour aller chercher le client, les antiquaires ne peuvent rester plus longtemps passifs devant les sommes à six chiffres régulièrement demandées pour les œuvres d’artistes à la mode à New York, à Londres ou à Bâle. Déjà depuis quelques années, à Tefaf Maastricht notamment, les grands marchands d’art moderne sont accueillis à bras ouverts, eux qui se sentent parfois plus à l’aise au voisinage de commodes et de peintures anciennes que face aux audaces des jeunes artistes. Une question de clientèle également, puisque les salons classiques drainent des collectionneurs prêts à débourser quelques dizaines de millions d’euros pour un tableau ou un beau meuble estampillé. Mais si les galeries d’art moderne peinent aujourd’hui à ...
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