Accueil > Le Journal des Arts > Les Unes > Le Journal des Arts N°214


Depuis quelques jours, de nombreux signaux semblent préparer l’opinion publique à cette éventualité, ou tout au moins à un changement d’orientation dans la nature des projets culturels du milliardaire. Une telle perspective n’augure rien de très réjouissant pour la scène artistique hexagonale, en mal d’une grande figure qui pourrait en faire la promotion à l’échelle internationale. Libéré du carcan institutionnel, pouvant aussi avoir un important rôle prescripteur dans le domaine du marché de l’art où il contrôle Christie’s – la seconde maison de vente aux enchères au monde –, François Pinault, via sa fondation, pourrait dans les années qui viennent jouer le chevalier blanc de l’art français. Mais voilà, si le bâtiment dessiné par Tadao Ando ne voit jamais le jour sur l’île Seguin, toute la dimension symbolique de l’action du collectionneur pourrait être affectée. Les milliers de mètres carrés du projet de Boulogne-Billancourt placeraient pourtant de facto le paquebot Pinault dans le trio de tête des institutions consacrées à l’art contemporain en région parisienne, et a fortiori en France. La programmation aurait alors une influence certaine au-delà de nos frontières et un impact non ...
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