Accueil > Le Journal des Arts > Les Unes > Le Journal des Arts N°221


Depuis son départ du Grand Palais en 1993, la Foire internationale d’art contemporain (FIAC) a connu des hauts et des bas, des tentes du quai Branly à un repli salutaire porte de Versailles. Après avoir plusieurs fois tergiversé, la foire semble enfin avoir trouvé une ligne, passant à la fois par une ouverture discrète au design et par un large accueil des plus jeunes galeries qui font d’ordinaire la joie des foires off de Bâle, Londres, Miami et New York. Cette année, le cœur du salon se renforce également avec quelques poids lourds du marché, comme Hauser & Wirth (Zurich, Londres). L’arrivée de ces pointures est encourageante parce qu’elle montre que les étrangers recommencent à intégrer le marché français dans leur stratégie. Cette évolution ne doit rien aux collections publiques dont les crédits d’acquisition n’ont pas été réévalués depuis de nombreuses années et qui n’ont plus guère de poids sur le marché en France. La différence vient plutôt du nombre croissant dans notre pays de collectionneurs d’art contemporain, dont deux milliardaires aux acquisitions fort médiatisées, mais aussi de beaucoup d’autres, à l’exemple de cette conseillère pour une grande collection mexicaine au regard avisé ou ...
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