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Copenhague, capitale européenne de la Culture 1996 : une réussite programmée

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Copenhague est en passe d’inscrire durablement son nom au tableau d’honneur des capitales européennes de la Culture. La capitale danoise, qui s’honore de ce titre jusqu’à la fin de l’année, dispose du budget le plus important jamais réuni pour l’occasion et propose un programme d’expositions particulièrement ambitieux : les peintres de l’Âge d’or danois, Rembrandt, Munch, Picasso, l’Art nouveau, l’Impressionnisme, Byzance, l’Islam, sans oublier plusieurs expositions d’art contemporain pour lesquelles il a été déployé beaucoup d’imagination. La responsabilité de cette programmation culturelle a été confiée à un Gallois, Trevor Davies, qui vit au Danemark depuis vingt ans et dirigeait encore récemment le Festival d’Aarhus. Selon lui, Copenhague 1996 peut se targuer d’avoir "tout, sauf Pavarotti" (le ténor aurait demandé l’équivalent de 50 millions de francs pour une apparition…).

Le budget de la manifestation approche le milliard de couronnes danoises (880 millions de francs), soit près de trois fois ce qu’avaient alloué en leur temps à la défense de la Culture les villes les plus généreuses : Glasgow en 1990, et Madrid en 1992. Les autorités locales et le ministère de la Culture ont apporté chacun 246 millions de couronnes (216 millions de francs) ; le montant des donations émanant des fondations s’élève à 160 millions de couronnes (141 millions de francs) ; les trois mécènes principaux – SAS, Post Denmark et Tele Danmark – ont fourni 101 millions de couronnes (114 millions de francs)… et les contributions continuent d’affluer.

Depuis trois ans, près de 50 000 personnes ont assisté à des réunions préparatoires ou ont participé à l’organisation des manifestations, ce qui représente un investissement humain considérable pour une ville de 1,8 million d’habitants. Tous ont l’espoir d’enrichir leur capitale sur le plan culturel, mais aussi d’attirer davantage de visiteurs, dont le nombre devrait augmenter de 15 % environ. Le Danemark est le dernier des douze premiers membres de l’Union européenne (UE) à héberger la capitale culturelle, une initiative qui, par le passé, a connu des fortunes diverses. Si Glasgow et Anvers (1993) furent assurément des réussites, le fait que Luxembourg ait été capitale européenne de la Culture 1995 est passé presque inaperçu hors du grand-duché. Peut-être aussi parce que le plus petit état de l’UE (380 000 habitants) ne disposait que d’un budget modeste. Après Copenhague, le flambeau passera à Thessalonique (1997), puis à Stockholm (1998) et à Weimar (1999). En l’an 2000, neuf villes défendront simultanément le titre : Avignon, Bergen, Bologne, Bruxelles, Cracovie, Helsinki, Prague, Reykjavik et Saint-Jacques-de-Compostelle.
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