Frieze : Le prix Exposure et les masques de fer

Par Philippe Régnier · Le Journal des Arts

Le 7 octobre 2010 - 238 mots

Pendant Frieze Art Fair, la Fondation Parasol Unit offre un programme particulièrement consistant. Depuis l’année dernière, cette structure privée remet, pendant la foire, son prix « Exposure » à de jeunes diplômés des écoles d’art du Royaume-Uni.

Pour 2010 ont été primés les travaux de Leah Capaldi, Kate Liston et Lea Provenzano, qui sont toutes trois issues du Royal College of Art, à Londres. Leurs pièces sont présentées dans des conditions professionnelles à côté de l’exposition principale, consacrée à Adel Abdessemed. Pour son premier solo show en Grande-Bretagne, l’artiste, qui vit à Paris, présente à la fois des pièces anciennes et des travaux récents. Au rez-de-chaussée, l’immense squelette Habibi propulsé par les pales d’un réacteur d’avion vient structurer l’espace. Relevant d’une même prise de risque, Also Sprach Allah (2008) et Enter the Circle (2009) dialoguent avec Music Box (2009), une boîte à musique rudimentaire qui joue un bref extrait de La Walkyrie de Wagner. Les pièces les plus récentes se trouvent à l’étage. Là, cinq paires de patins à glace en verre résonnent comme un hommage à Moscou. Mais ce sont surtout les 800 masques de Silent Warriors, réalisés en Afrique à partir de boîtes de conserve et inspirés des tenues des catcheuses mexicaines, qui s’imposent. Des masques de fer qui n’ont pas laissé indifférent le collectionneur François Pinault, qui a immédiatement acquis l’ensemble.

Parasol Unit, 14, Wharf Road, Londres, 44 207 490 7373, www.parasol-unit.org. Jusqu’au 21 novembre

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°332 du 8 octobre 2010, avec le titre suivant : Frieze : Le prix <em>Exposure</em> et les masques de fer

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