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Grande-Bretagne

La Culture britannique se renouvelle

Avec l’arrivée de David Cameron à la tête du gouvernement britannique apparaissent deux nouveaux visages au ministère de la Culture

Le Journal des Arts - n° 327 - 11 Juin 2010

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À Londres, Jeremy Hunt est le nouveau ministre de la Culture, des Olympiades, de la Communication et des Sports dans le gouvernement de coalition du Premier ministre David Cameron. Promettant de sévères restrictions de budget pour la culture, ce dernier pourrait également voir rejaillir le débat sur la restitution des frises du Parthénon.

LONDRES - Les changements au ministère de la Culture britannique pourrait avoir de larges conséquences sur les institutions artistiques du pays. Au sein du nouveau gouvernement de coalition formé par les conservateurs et les libéraux-démocrates, Jeremy Hunt a été nommé à la tête du ministère de la Culture, des Olympiades, de la Communication et des Sports, tandis qu’Ed Vaizey est devenu le nouveau secrétaire d’État à la Culture, également en charge de la création industrielle.Tous les deux ont occupé, pendant deux ans, ces mêmes postes dans le « shadow cabinet » (cabinet fantôme de l’opposition, doublure du gouvernement en place) des Tories. Le portefeuille des Jeux olympiques de 2012 est également tombé dans l’escarcelle du ministère de Jeremy Hunt, alors que le gouvernement travailliste leur avait attribué un ministère à part entière, dirigé par Tessa Jowell. Et comme les Jeux promettent de consommer une énergie non négligeable, cette fusion des ministères pourrait avoir des conséquences négatives sur les arts et la culture.

Budgets en baisse
La quasi-totalité des ministères faisant face à des restrictions budgétaires drastiques, les défis seront nombreux à relever. Le nouveau gouvernement de coalition entend faire l’économie de 6 milliards de livres sterling (7,1 milliards d’euros) à tous les niveaux. Ce qui devrait correspondre à une réduction de 66 millions de livres (78,2 millions d’euros) pour le ministère de la Culture, soit un peu plus de 3 %, le budget global approchant les 2 milliards de livres (2,37 milliards d’euros). Le chancelier de l’Échiquier George Osborne doit dévoiler son budget d’urgence d’ici la fin du mois de juin, avec une version détaillée de la répartition des dépenses attendue pour l’automne. Les dépenses pour l’année fiscale suivante seront encore plus réduites. Le seul signe d’encouragement pour la culture réside dans la promesse électorale faite par les conservateurs de rétablir à 20 % la portion dévolue aux arts et au patrimoine des recettes générées par la Loterie nationale.

Le ministre Jeremy Hunt a fait savoir que cela représenterait 50 millions de livres (59,6 millions d’euros) supplémentaires, tant pour l’Arts Council (l’agence nationale de développement pour les arts) que pour l’Heritage Lottery Fund (le fonds de la Loterie nationale dédié au patrimoine). Cela dit, ces deux organisations avaient essuyé les critiques des Tories au sujet de leur coût administratif ; il est possible qu’elles devront réduire la voilure au profit des subventions qu’elles distribuent. Le Museums, Libraries and Archives Council (le conseil des musées, bibliothèques et archives) et l’English Heritage (l’organisme gouvernemental en charge de la conservation du patrimoine) pourraient également être concernés. Les musées seront attentifs à la possible mise en œuvre par le ministère d’une promesse électorale leur allouant une plus grande autonomie.

Enfin, le gouvernement de coalition changera-t-il sa position au sujet des frises du Parthénon aujourd’hui conservées au British Museum, à Londres ? Il y a huit ans, Nick Clegg, alors parlementaire démocrate libéral (et aujourd’hui vice-Premier ministre), présidait une conférence au sujet de ces frises, déclarant qu’il était « grand temps » qu’elles retournent à Athènes. Et ajoutant : « C’est un peu comme si l’on exposait l’horloge de Big Ben au Louvre. Les Britanniques ne le toléreraient pas. »

Martin Bailey

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