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Ventes publiques

Drouot se réforme

Vivement critiqué pour son fonctionnement à la suite de l’affaire des vols, l’hôtel des ventes de Drouot entreprend une refonte de son système

Le Journal des Arts - n° 318 - 5 février 2010

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Deux mois après la révélation d’une vaste affaire de vols à Drouot et la mise en examen de huit commissionnaires et d’un commissaire-priseur, l’hôtel des ventes parisien prend le taureau par les cornes. L’organisation du transport et de la manutention des œuvres devrait être refondue. Henri Luquet, promu directeur général de Drouot Holding, a pour mission de mettre de l’ordre dans l’établissement.

PARIS - Où en est le temple parisien des enchères deux mois après l’affaire des vols chez les clients de Drouot par les commissionnaires qui a conduit à la mise en examen de huit d’entre eux et d’un commissaire-priseur (lire les JdA no 315, 11 décembre 2009, p. 3, et no 317, 22 janvier 2010, p. 17) ?
 
Après avoir enduré une tempête médiatique qui les a mis face à leurs responsabilités, une poignée de commissaires-priseurs de Drouot ont décidé de prendre le taureau par les cornes, à commencer par Claude Aguttes, membre de Drouot mais aussi propriétaire d’une salle de ventes à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), ainsi que de l’hôtel des ventes des Brotteaux à Lyon.

« J’aurais pu décider de partir de Drouot et de me replier dans mes salles. J’ai choisi au contraire de maintenir mon activité à Drouot. L’hôtel des ventes parisien enregistre en moyenne un chiffre d’affaires annuel de produit de ventes de 400 millions d’euros, ce qui le place numéro un des enchères en France, lance-t-il. Ces incidents graves sont survenus du fait du particularisme de Drouot. Il fallait donc tout remettre à plat. Le nombre de "patrons" de sociétés de ventes tous co-actionnaires et colocataires du lieu, l’indépendance des prestataires de service que sont les commissionnaires et les caractères affirmés des uns et des autres ne rendent pas les changements aisés. Cependant, au vu des événements, nous avons pu mener une réflexion d’ensemble. Dès le 7 décembre 2009, au cours d’une réunion, une décision de réforme a été lancée à ma demande et approuvée ensuite par le comité de la holding. » S’est ainsi constitué un groupe de travail réunissant les commissaires-priseurs Claude Aguttes, Jean-Pierre Teucquam, Christophe Lucien et Patrick Deburaux.

Le 28 janvier, lors d’une réunion d’information qui comptait les actionnaires de Drouot, ce groupe de réflexion, encadré par Georges Delettrez, président de Drouot Holding, et Ludovic Morand, président de la Compagnie des commissaires-priseurs judiciaires de Paris, a exposé les grandes lignes d’une réforme pour Drouot.

Mettre de l’ordre
Cette refonte consiste d’abord à dissocier les services de manutention des services transport, qui seront désormais gérés séparément. Les commissionnaires pourront continuer à assurer la manutention, mais sous une autre forme juridique. Dans le cas où un très grand nombre d’entre eux seraient impliqués dans cette affaire de vols pour laquelle l’enquête suit son cours, Drouot se verrait alors contraint de se séparer de tous sans exception et d’utiliser les services d’une société extérieure. Pour le transport des meubles et objets d’art, il est question de casser le quasi-monopole des commissionnaires et de faire appel à différentes entreprises spécialisées.
 
Enfin, si Georges Delettrez reste président de Drouot Holding, il en a cédé la gestion à Henri Luquet. Cet ex-directeur général de Lacoste, qui avait été discrètement recruté en tant que directeur de Drouot il y a un an et demi, se retrouve promu directeur général de la holding avec pour mission de mettre de l’ordre dans l’hôtel des ventes. « Nous lui avons donné les pleins pouvoirs », souligne Claude Aguttes. Nous verrons si les « patrons » de Drouot accepteront de se plier à son management. Par le passé, les rares tentatives de confier ce travail à une personne extérieure à Drouot se sont rapidement soldées par un échec.

Armelle Malvoisin

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