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Foire

Miami donne un signal positif au marché

Les acheteurs américains ont redonné des couleurs à Art Basel Miami Beach, du 3 au 6 décembre

Le Journal des Arts - n° 315 - 11 décembre 2009

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MIAMI BEACH - Pour tous les observateurs, Art Basel Miami Beach était le dernier baromètre de l’année, celui qui permet de dresser le bilan de 2009 et de donner le ton pour 2010.

Loin du climat crispé de l’an dernier, l’atmosphère s’est révélée studieuse et plutôt optimiste, malgré la saisie par la police américaine de pièces sur le stand de la galerie Gmurzynska (Zurich) suite à une action judiciaire du marchand new-yorkais Asher Edelman. D’Eli Broad à Steve Wynn en passant par Peter Brant, les collectionneurs américains avaient tous répondu présent. Lassés par l’atmosphère de Miami, les Européens étaient en revanche aux abonnés absents. Pour l’ensemble des visiteurs, le nouveau plan du salon s’est révélé un vrai casse-tête. Désorientés, éreintés par la taille de la manifestation, les habitués ne masquaient pas leur désarroi. Néanmoins, la qualité globale d’une foire arquée sur les valeurs sûres a permis d’aplanir les premiers signes de courroux. Certains exposants avaient consenti de vrais efforts, Richard Gray (Chicago, New York) ayant sorti un étonnant Calder en cuivre de 1961. Ce sculpteur américain siégeait en majesté dans un one man show orchestré par Helly Nahmad (New York). Ursula Krinzinger (Vienne) avait pour sa part concocté un cabinet Fluxus digne d’un musée.

Malgré un démarrage lent, quelques marchands ont rapidement fait des affaires. Miguel Abreu (New York) a vendu toutes ses peintures de Pieter Schoolwerth, tandis que Nelson-Freeman (Paris) a cédé un mur entier de dessin de Silvia Bächli au Dallas Museum of Art. Le lendemain du vernissage, Max Hetzler (Berlin) s’est défait de deux tableaux d’Albert Oehlen, et a réservé une pièce de Monica Bonvicini pour un collectionneur brésilien. Daniel Templon (Paris) s’est dessaisi de dix pièces d’Yvan Navarro ainsi que d’une toile de Philippe Cognée en faveur d’un collectionneur texan. De son côté, le consultant Olivier Varenne a acquis un tableau de Peter Peri chez Stefania Bortolami (New York) pour le collectionneur australien David Walsh, pendant qu’Ingvild Goetz achetait une toile de Fabian Marcaccio représentant des billets de dollars en combustion chez Thaddaeus Ropac (Paris, Salzburg). Contrairement au message de ce tableau, le capitalisme n’est pas mort. Le marché de l’art non plus et les signes de reprise sont évidents. Mais celle-ci s’effectue en douceur. « On vend trois à quatre choses tous les jours. Au final, on arrive à un salon normal en période normale », indiquait Jean Frémon, codirecteur de la galerie Lelong (Paris, New York).

Face à une foire qui avait pris de l’embonpoint au point de nécessiter plusieurs jours de visite, il était à craindre que les événements off soient boudés. Tel ne fut pas le cas. On s’étonnait même que restent encore en lice seize foires alternatives. Comme si personne ne voulait que la fête finisse… Il y avait pourtant de quoi dégriser, surtout à Design Miami. Les organisateurs d’Art Basel n’ont sans doute pas fait l’affaire du siècle en prenant, depuis un an, 10 % de parts dans un salon désormais réduit à peau de chagrin. L’amateur allait de Charybde en Scylla, entre un design mexicain proche de l’artisanat montré par Sebastian + Barquet (New York), et les robots articulés de Cathy McClure chez Moss (New York). Pour survivre, le salon devra nécessairement repenser de fond en comble son concept.

Roxana Azimi

Florilège conceptuel de la collection Jumex
Devant la collection du Mexicain Eugenio Lopez, propriétaire de Jumex, la tentation serait grande de ne se concentrer que sur les trophées les plus spectaculaires. La direction du Bass Museum, à Miami, ne s’y est pas trompée avec l’exposition « Where do we go from here ? » (jusqu’au 14 mars, www.bassmuseum.org). L’exiguïté des lieux ne laisse pas beaucoup de marges de manœuvre. « Nous ne voulions pas d’une exposition du style “vente du soir?. Avec la crise, on voulait envoyer le message comme quoi il était possible de faire une exposition rigoureuse, aventureuse, permettant à tout type de public de comprendre le propos », nous a confié Victor Zamudio-Taylor, conservateur de la collection Jumex, et Silvia Karman Cubiñá, directrice du Bass Museum. S’engagent dès lors des dialogues entre les captations de Louise Lawler et les appropriations de Sherrie Levine, le bricolage poétique de Fischli & Weiss et les constructions précaires de Damián Ortega. Ou les chemins conceptuels de Gabriel Kuri et Joseph Kosuth. Les acheteurs américains ont redonné des couleurs à Art Basel Miami Beach, du 3 au 6 décembre

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