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Le Journal des Arts - 414 mots - Le Journal des Arts n° 29 - Octobre 1996

Jasper Johns atteint sa cible au MoMA

Première étape de sa rétrospective itinérante à New York

414 mots - Le Journal des Arts n° 29 - Octobre 1996

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Diverses expositions organisées ces vingt dernières années n’ont proposé qu’une vision fragmentaire de l’œuvre de Jasper Johns, mais aujourd’hui, le Museum of Modern Art de New York présente enfin l’artiste dans sa totalité. Il en ressort que Jasper Johns a créé une œuvre qui va bien au-delà de la somme de ses parties proto-Pop, minimaliste et conceptuelle, comme le confirme Kirk Varnedoe, commissaire de l’exposition.

NEW YORK - Depuis que son étoile a commencé de briller au milieu des années cinquante avec ses fameuses séries de Drapeaux et Cibles, Jasper Johns s’est imposé comme un des chefs de file des artistes américains de l’après-guerre. Andy Warhol, et peut-être Roy Lichtenstein, ont sans doute acquis une plus grande notoriété auprès du grand public, mais dans la profession, Jasper Johns suscite un respect inégalé. Pourtant, il n’a eu droit jusqu’ici qu’à deux rétrospectives d’ [...]

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Trois question à Kirk Varnedoe, commissaire de l’exposition

Quelle place Jasper Johns occupe-t-il dans l’évolution de l’art du XXe siècle ?
Jasper Johns apparaît habituellement comme le personnage qui passe le relais. Il a joué le rôle magnifique de l’homme qui a terrassé le dragon Pollock/Kline/de Kooning pour ouvrir la voie à Donald Judd, Andy Warhol, Frank Stella et tous les autres. Sa mission accomplie, il a été mis à l’écart. J’ai d’ailleurs été surpris que Mark Rosenthal (conservateur du Guggenheim Museum) ne l’ait pas retenu pour sa récente exposition "L’Abstraction au XXe siècle" alors que, pendant dix ans, Johns n’a peint que des abstractions qui, après Pollock, sont certainement parmi les expressions les plus fortes du genre. Ce qui m’a poussé à monter cette exposition, c’est la conviction que la place de Jasper Johns dans l’histoire de l’art de l’après-guerre va bien au-delà de son rôle de passeur de relais entre 1955 et 1962.

Comment expliquez-vous que Jasper Johns n’ait pas fait l’objet de rétrospective pendant vingt ans ?
Honnêtement, j’ignore s’il a décliné plusieurs propositions ou si les éventuels organisateurs ont été arrêtés par la perspective d’avoir à rassembler tant d’œuvres si chères et de matériaux si divers. C’est une exposition difficile à mettre sur pied, ce qui explique qu’il n’y ait eu jusqu’à présent que des rétrospectives partielles [estampes au MoMA en 1986 ; travaux des années quatre-vingt à la Biennale de Venise en 1988, pour lesquels il a obtenu le Lion d’or de la peinture ; dessins à la National Gallery en 1990 et, en 1996, sculptures à la Menil Collection à Houston et au Henry Moore Institute de Leeds].

Les Européens ont-ils fait preuve d’autant d’intérêt pour Johns que les Américains?
Non. Dans un sens, les peintres européens ont ressenti la tradition de la "belle peinture" comme quelque chose dont ils devaient se débarrasser. Gerhard Richter, par exemple, a déclaré que la touche de Johns lui semblait trop proche de celle de Cézanne. Ils ont préféré celle de Warhol.

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