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Accueil > Le Journal des Arts > Archives > Collectionneurs et marchands - Le Journal des Arts - n° 36 - 18 avril 1997

Girard Joël - 1943 mots - Le Journal des Arts n° 36 - 18 avril 1997

Collectionneurs et marchands

L’esthétisme l’emporte sur l’ethnographie

1943 mots - Le Journal des Arts n° 36 - 18 avril 1997

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Consacrés par l’ambition présidentielle visant à les doter d’un authentique et unique musée, les "arts primitifs" n’ont pas attendu cette institutionnalisation pour susciter l’intérêt des collectionneurs. Amateurs d’art moderne et contemporain – au point d’être souvent artistes eux-mêmes –, les passionnés d’arts primitifs sont aussi, à l’occasion, des amoureux d’art classique et archéologique. Car cette fin de siècle voit l’extinction lente du collectionneur ethnographe, scientifique ou médecin, dont les collections s’apparentent plutôt à l’héritage des "cabinets de curiosités".

De Vlaminck à Derain, de Braque à Picasso, nombre d’artistes modernes, mais aussi d’intellectuels – Tristan Tzara, André Breton, Guillaume Apollinaire, Paul Eluard... –, se sont passionnés pour l’art africain. Un engouement dont font preuve également aujourd’hui Arman, Bernar Venet, François Bouillon, Antoni Tàpies, Jean Zuber, Axel Cassel, Jean-Michel Alberola, Georg Baselitz... Comment expliquer un tel "tropisme culturel", commun à tant d’artistes de ce siècle ? Au même titre que les collectionneurs non artistes, le ressort de cette passion [...]

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Comment acheter l'art primitif
Le coup de cœur reste le premier critère pour tout achat d’art primitif. "Le pedigree, insiste Hélène Leloup, vient en second, puisque ces objets ne sont pas signés". Il convient donc de connaître au mieux son histoire et d’identifier si possible la période à laquelle il a gagné l’Occident. En général, si une pièce figurait déjà dans une collection avant 1950, il est vraisemblable qu’elle soit "bonne". L’acheteur doit considérer la matière, la patine, les marques, examiner le style, s’intéresser à l’usage qui était fait de l’objet, au rituel auquel il était associé, d’autant que le recours à l’analyse du bois reste exceptionnel car trop onéreux. "L’intelligence consiste à se porter sur le grand style de l’ethnie qu’on aime, dans la catégorie d’objets qu’on veut collectionner", insiste Philippe Guimiot. Là réside la pertinence d’un achat et d’une collection, car selon les régions, les ethnies, les types d’objet, la perméabilité à l’Occident et l’édulcoration du style furent plus ou moins anciens. L’art Buba s’accomplit dans la plénitude de sa beauté au XIXe siècle, quand l’art Dogon est déjà déclinant et alors que la tradition Mumuye va s’exprimer jusque vers 1960 ! Même s’il existe quelques marchands à Dakar et à Lomé, mieux vaut s’abstenir d’acheter sur place ; les très rares pièces de qualité encore en Afrique, c’est-à-dire ayant survécu aux destructions systématiques de missionnaires endiablés et régimes "marxhistériques" (Guinée, Tanzanie...) sont réservées aux marchands occidentaux. Moralité, l’achat le plus sûr interviendra après avoir vu "et surtout touché", recommande Alain de Monbrison, des centaines d’objets dans les musées et les galeries, et s’effectuera auprès d’un professionnel qui attestera du pedigree de l’objet. Ultime recommandation des spécialistes consultés : ne pas croire au miracle. Une statue Fang d’un mètre cinquante à moins de 30 000 francs, cela n’existe pas !

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