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Accueil > Le Journal des Arts > Archives > L’orfèvrerie des images - Le Journal des Arts - n° 62 - 5 juin 1998

Pernoud Emmanuel - 3221 mots - Le Journal des Arts n° 62 - 5 juin 1998

L’orfèvrerie des images

3221 mots - Le Journal des Arts n° 62 - 5 juin 1998

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Pour beaucoup, l’estampe n’est rien d’autre qu’une reproduction de type artisanal. Tout en commettant l’erreur de l’ignorer en tant que création originale, réalisée par l’artiste lui-même, cette idée reçue n’est pas fausse si l’on entend par “reproduction�? le fait de produire à plusieurs exemplaires. En outre, une telle vision des choses a le mérite de souligner l’incongruité d’un travail qui persisterait à vouloir faire à la main ce que les machines assument avec une rapidité, une précision, une économie toujours plus grandes. Inactuel : tel est le maître mot d’un produit qui semble cumuler les handicaps sur la scène contemporaine. L’estampe est une technique hors du temps : les bois de Per Kirkeby sont exécutés comme les xylographies du XVe siècle, les eaux-fortes de Lucian Freud comme celles de Rembrandt. L’estampe se diffuse, mais elle n’est pas médiatique : elle s’impose une limitation volontaire de tirage, tout en se privant du prestige de l’œuvre unique.

Aurait-on affaire à une simple coquetterie d’amateurs, comme les timbres de collection et les vins millésimés ? Il n’est que de se promener dans certaines biennales de la gravure pour constater le culte obsessionnel de la signature et de la numérotation, de toutes ces marques de garantie qui font quelque peu l’effet d’une pastille AOC sur un produit de consommation. On se gardera bien de nier que le sentiment de décalage est parfois grand entre ces certificats de [...]

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Les Techniques

La taille-douce désigne le procédé d’impression des gravures sur cuivre, zinc ou acier, le métal pouvant être gravé soit directement avec un outil (burin, pointe sèche, matière noire), soit à l’acide (eau-forte, aquatinte). Le cuivre est encré, puis essuyé pour éliminer toutes traces d’encre en dehors des tailles. Les épreuves sont obtenues en pression sur une presse par report du cuivre sur le papier. Un nouvel encrage est nécessaire pour chaque épreuve. Les tirages en couleurs sont réalisés soit à la poupée (on met en couleur un seul cuivre), soit en repérage (un cuivre par couleur).

La lithographie utilise les propriétés chimiques d’une pierre calcaire (carbonate de calcium) qui, après avoir été traitée par un mordant, fixe le dessin. À l’encrage, la pierre humidifiée refusera l’encre aux endroits intacts, elle sera “amoureuse d’encre�? aux endroits dessinés. Comme en gravure, on devra encrer la pierre pour chaque épreuve, et préparer et dessiner autant de pierres que de couleurs. La lithographie offre aux artistes une grande diversité de moyens d’expression : craie, crayon, plume, tampon, lavis...

Le bois gravé (xylogravure) est un procédé de gravure en relief. Les blancs du dessin correspondent aux taille (creux). Dès le Moyen Âge, il est le principal moyen de diffusion de l’image (cartes à jouer, armoiries, lettrines).

Le pochoir est la plus ancienne technique de mise en couleur de la gravure (bois et cuivre). Le pochoir est un masque découpé à l’aide d’une pointe en acier – parfois gravé à l’acide – dans une feuille de zinc – en carton huilé au Moyen Âge –, appliqué sur l’épreuve en repérage manuel. La couleur (aquarelle, lavis ou gouache) est posée à l’aide d’une brosse ronde en soies de porc. Elle sera ensuite soit adoucie, soit jaspée (tamponnée) suivant l’effet recherché. On découpera autant de pochoirs que de nuances dans chaque couleur, tout en tenant compte des effets de superposition. La réalisation d’une estampe nécessite généralement entre 25 et 50 pochoirs.

La sérigraphie est le plus récent des procédés d’estampe. On utilise un écran de soie tendu sur un cadre. Le principe est le même que pour le pochoir. On réserve sur l’écran, à l’aide d’un vernis, les parties où la couleur ne doit pas s’appliquer, en laissant libres les parties de l’écran correspondant au dessin. L’encre est appliquée à travers les parties perméables de l’écran à l’aide d’une raclette. Chaque couleur nécessitera la préparation d’un écran.

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