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Art contemporain

La foire de Shanghai se recentre sur l’Asie

Le Journal des Arts - n° 286 - 5 septembre 2008

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Organisée du 10 au 13 septembre, la foire ShContemporary perd de nombreux exposants français. Pour sa seconde édition, la foire d’art contemporain ShContemporary de Shanghai reprend ses marques avec le marchand Pierre Huber en moins, la suppression de la section Best of Artists et la reprise en mains du secteur Best of Discovery dédié aux artistes émergents par neuf curateurs asiatiques.

SHANGHAI -  Comme l’an dernier, le salon se compose pour moitié d’exposants de la région. « Il est important de cibler la scène asiatique, la soutenir car la nouvelle clientèle chinoise s’éduquera d’abord avec l’art chinois », explique Lorenzo Rudolf, directeur de la foire. Il n’est ainsi pas surprenant que les Parisiens Anne de Villepoix, Yvon Lambert ou Chantal Crousel n’aient pas réitéré leur présence. « L’expérience de l’an dernier m’a montré que le marché n’était pas mûr, confie Laurent Godin (Paris). L’échange est compliqué, c’est une bouteille à la mer. » Un sentiment que ne partage pas Jérôme de Noirmont (Paris), qui a très bien travaillé, notamment avec des acheteurs coréens, sans exposer un seul Chinois. « Je ne crois pas au mirage chinois, mais la foire est une bonne plateforme pour le reste de l’Asie », affirme le galeriste. Pour Jean-Gabriel Mitterrand (Paris), qui a ouvert un bureau à Shanghai en 2007, la présence sur le salon se révèle nécessaire. « Cela me donne une visibilité vis-à-vis des autorités officielles, explique-t-il. Nous sommes aussi en train de négocier l’organisation de la Biennale de sculpture en 2009 et nous faisons le concours pour l’installation de quatre-vingts sculptures dans le cadre de l’Exposition Universelle de 2010. » Conçu par le commissaire d’exposition Ami Barak, son accrochage combinera artistes chinois comme Zheng Guogu et Lin Tianmiao et occidentaux avec Keith Sonnier et Jean-François Fourtou. De son côté, Paul Frèches (Paris) construit son stand autour des thèmes de la ville, de l’effacement et de la mémoire avec Liu Jianhua, Yan Lei ou Xiang Liqing. Reste à voir si ShContemporary aura le même succès commercial que sa concurrente HK 08 lancée à Hongkong en mai dernier. « La mentalité à Hongkong est “marché-marché”, indique Lorenzo Rudolf. On peut y faire l’équivalent de Frieze ou de l’Armory, mais pas d’un Art Basel asiatique. À Shanghai si. » Sauf qu’à l’inverse de l’ancienne colonie britannique, la Chine pâtit de taxes à l’importation de 34 %...

Roxana Azimi

Shangai Exhibition
Center

SHCONTEMPORARY

10-13 septembre, Shanghai Exhibition Center, www.shcontemporary.info, tlj 12h-19h. - Organisation : Bologna Fiere et Lorenzo Rudolf
- Nombre d’exposants : 131
- Tarif des stands : 329 euros
- Nombre de visiteurs en 2007 : 35 000

A l’assaut de Pékin et Hongkong

Dans le sillage de Continua (San Gimignano, Pékin, Boissy-le-Châtel) et Urs Meile (Pékin, Lucerne), les New-Yorkais Pace Wildenstein (New York, Pékin) et James Cohan (New York, Shanghai) ont ouvert des dépendances à Pékin et Shanghai. En septembre 2007, le Berlinois Michael Schultz avait déjà inauguré une galerie avec l’idée d’y montrer aussi bien des artistes chinois qu’allemands. Jens Faurschou (Copenhague, Pékin), qui a ouvert sa galerie pékinoise en novembre dernier, tente, lui, de percer avec des artistes occidentaux. « Nous avons vendu Michael Kvium au Today Art Museum [Pékin] et Michael Bevilacqua au Ullens Center for Contemporary Art [Pékin], explique-t-il. Je crois que Pékin peut être le centre de l’art pour l’Asie, comme Londres l’est aujourd’hui pour l’Europe. » Pendant que certains s’implantent à Pékin, d’autres comme Sundaram Tagore (New York, Beverly Hills, Hongkong) et Tang Contemporary (Bangkok) misent sur Hongkong en y ayant ouvert des espaces en mai. Un choix qui laisse sceptique l’expert Jean-Marc Decrop. « La fraction des gens riches ayant de l’intérêt pour l’art est faible à Hongkong, indique-t-il. Je ne pense pas qu’il y ait de marché, mais c’est un carrefour international. Les galeries qui s’y établissent doivent raisonner en termes de base, car c’est un paradis fiscal sans taxes à l’import et à l’export. »

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