Aller directement au contenu
Logo accueil

Accueil > Le Journal des Arts > Archives > Les derniers Romains

Les derniers Romains

Le Journal des Arts - n° 283 - 6 juin 2008

Pour agrandir ou diminuer le texte, utilisez la molette de votre souris + appuyer sur la touche Ctrl de votre clavier Envoyer à un ami Imprimer Twitter Google Plus Partagez sur facebook

Après Sagalassos, cité oubliée, un documentaire plusieurs fois primé dans les festivals à sa sortie en 2004, Philippe Axell signe un deuxième film, Les Derniers Romains, qui met cette découverte archéologique de premier plan à la portée du plus grand nombre.

En Turquie, à la fin des années 1980, l’archéologue Marc Waelkens découvre sous les décombres d’un tremblement de terre les ruines inviolées d’une cité antique, s’offrant, tel un puzzle, à sa reconstitution. Sagalassos, désertée au VIIe siècle, était le secret bien gardé des montagnes du Taurus, en Anatolie ; depuis vingt ans, près de deux cents ouvriers et archéologues mettent au jour les splendeurs et décadences de son histoire.
Épargnées par la chute de l’Empire romain au Ve siècle, sous la pression des invasions barbares, les colonies d’Asie Mineure ne cessent de briller dans le faste et l’opulence, tandis que le reste de l’Europe entre dans le Moyen Âge. Sagalassos est à ce jour le plus riche témoin de cette période charnière, l’Antiquité tardive. Parangon de la cité romaine, s’y dressent plusieurs temples copieusement décorés, des thermes aux mosaïques intactes, une bibliothèque, un théâtre de 8 000 places et même un stade olympique, alors que sa population ne devait pas dépasser 5 000 habitants. La démesure de ces architectures luxueuses porte les noms des élites bâtisseuses gravés dans la pierre, comme la première page d’une saga familiale que se plaisent à imaginer les archéologues. Mais la visite guidée de la cité radieuse, à grand renfort d’images de synthèse dans ce film, laisse trop rapidement place à une enquête sur les causes de son abandon. Le destin de la cité, qui essuie en moins d’un siècle perte d’influence, bouleversement climatique, sécheresse, pandémie et séismes n’était-il pas digne d’une tragédie grecque ? C’est plutôt le genre du film catastrophe que mime poussivement le commentaire, d’une voix venue d’outre-tombe sur fond de « violonades ». En effet, cet épisode de « L’aventure humaine » reste malheureusement fidèle au mauvais goût de l’émission, qui met son point d’honneur à proposer d’inutiles reconstitutions en costumes. La chaîne ne pourrait-elle pas tenter de sensibiliser le fan-club de Bruce Willis aux passions de l’archéologie sans renoncer à l’exigence qui caractérise ses programmes ?

Julie Portier

« L’aventure humaine », Les Derniers Romains, réal. Philippe Axell, diffusé sur Arte le samedi 7 juin à 21 heures (durée 50 min).

L'oeil : abonnez-vousAbonnez-vous au Journal des Arts
Toutes les Unes de L'oeil :

2016 -  2015 -  2014 -  2013 -  2012 -  2011 -  2010 -  2009 -  2008 -  2007 -  2006 -  2005 -  2004 -  2003 -  2002 -  2001 -  2000 -  1999 -  1998

Toutes les Unes du Journal des Arts :

2016 -  2015 -  2014 -  2013 -  2012 -  2011 -  2010 -  2009 -  2008 -  2007 -  2006 -  2005 -  2004 -  2003 -  2002 -  2001 -  2000 -  1999 -  1998 -  1997 -  1996 -  1995 -  1994
MOTEUR DE RECHERCHE
Retrouvez les archives du Journal des Arts (depuis 1994),
de L’œil (depuis 1998) et du JournaldesArts.fr (depuis 2008)
Revue :
Mots dans le titre :
Mots dans l'article :
Auteur :
Date de parution du :
au :
RECHERCHER UN ARTICLE
Mot-clef :
RECHERCHER UNE EXPOSITION
Mot-clef :
Ville :
SONDAGE

Etes-vous favorable à ce que des salles de musées portent le nom de donateurs de manière permanente ?

Oui
Non
Sans opinion

Paris by Night
Annuaire du monde de l'art
Palmares des musees 2016
Artindex France