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Accueil > Le Journal des Arts > Archives > Mars 2001 : Hans Haacke en commissaire - Le Journal des Arts - n° 122 - 2 mars 2001

Bailey Martin - 973 mots - Le Journal des Arts n° 122 - 2 mars 2001

Mars 2001 : Hans Haacke en commissaire

L’artiste provocateur s’empare de la collection du V&A

973 mots - Le Journal des Arts n° 122 - 2 mars 2001

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Hans Haacke s’intéresse depuis longtemps aux musées. Il avait déjà organisé l’exposition "Viewing/Matters", en utilisant des œuvres trouvées dans les réserves du Boijmans Van Beuningen Museum de Rotterdam. À l’occasion de son accrochage d’œuvres du Victoria and Albert Museum (V&A) de Londres à la Serpentine Gallery, il a répondu à nos questions.

Comment les conservateurs vous ont-ils aidé à sélectionner les objets dans la collection du V&A ? Certains conservateurs ont été d’une grande aide et étaient assez intrigués par ce que j’essayais de faire. Ils m’ont montré des pièces que je n’aurais pas pu trouver sans eux. D’autres étaient plus réticents, mais ils ont changé d’avis, puis coopéré. Certains m’ont aussi prêté des œuvres à contrecœur. Sans oublier ceux, plus rares, qui ont refusé de [...]

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"Les objets sont recouverts de strates de sens"

Hans Haacke, artiste conceptuel américain né en Allemagne, a joué à un jeu surréaliste avec le Victoria and Albert Museum (V&A) de Londres, traquant des objets de la collection du musée et les réassemblant en un gigantesque cabinet de curiosités. « J’ai fait le travail d’un ‘organisateur de soirée’ qui dresse une liste d’invités et établit un plan de table en espérant qu’un arrangement astucieux de rencontres improbables portera ses fruits », nous a-t-il expliqué. Pour Mixed Messages (messages contradictoires), le musée a courageusement accepté que l’artiste subversif pille ses vitrines et ses réserves et emporte son butin à la Serpentine Gallery, distante d’environ un kilomètre. Il y expose deux cents objets dans une configuration peu orthodoxe. Cette exposition, née de la collaboration entre le musée et la Serpentine Gallery, est conçue en deux volets. Le second, « Give and Take », réunit des artistes contemporains sélectionnés par une commissaire d’exposition de la Serpentine Gallery, Lisa Corrin.
Les quinze artistes représentés – Ken Aptekar, Xu Bing, Neil Cummings et Marysia Lewandowska, Wim Delvoye, Jeff Koons, Liza Lou, Roxy Paine, J. Morgan Puett & Suzanne Bocanegra, Marc Quinn, Andres Serrano, Yinka Shonibare, Hiroshi Sugimoto et Philip Taaffe – exposent leurs créations parmi les œuvres de la collection permanente du V&A. Leurs travaux sont dispersés dans l’ensemble du musée, reliés entre eux par des lignes orange tracées sur le sol qui, avec un peu de chance, inciteront les visiteurs à aller jusque dans certaines salles reculées, souvent inexplorées. L’exposition de Hans Haacke met l’accent, avec provocation, sur les difficultés que représente la gestion d’un musée doté de collections aussi disparates. Dans la salle principale de la Serpentine, chacune des quatre cimaises accueille une œuvre unique, représentant les principales religions. Un crucifix toscan du XIIIe siècle fait face à un bouddha birman du XVIIIe siècle, qui répond lui-même à deux tapis de prière turcs. Un moulage en plâtre de L’Esclave mourant de Michel-Ange occupe le centre de la salle. Les autres renferment d’étonnantes vitrines, remplies de curiosités, qui, mélangées les unes avec les autres, enfreignent toutes les lois de la muséographie conventionnelle. « Les objets ont une signification lorsqu’ils sont vus seuls, mais changent totalement de sens quand on les confronte à d’autres », explique Hans Haacke. Les chefs-d’œuvre côtoient des pièces qu’il juge « ridicules ou sans intérêt ». L’artiste fait constamment référence au colonialisme et au racisme, qui relaient les « échos de l’Empire britannique ». Hans Haacke prend les traits d’un archéologue, sondant la collection du musée pour proposer de nouvelles lectures des objets qui « appartenant à la collection d’un musée, sont recouverts de strates de sens que plusieurs générations successives leurs ont accordées ».

Hans Haacke
© D.R

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