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Accueil > Le Journal des Arts > Archives > À la manière du Parmesan - Le Journal des Arts - n° 165 - 21 février 2003

Marini Giuseppe Luigi - 574 mots - Le Journal des Arts n° 165 - 21 février 2003

À la manière du Parmesan

Sa ville lui rend hommage pour le cinq-centième anniversaire de sa naissance

574 mots - Le Journal des Arts n° 165 - 21 février 2003

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L’exposition « Parmesan et le maniérisme européen » célèbre, à Parme,le cinq-centième anniversaire de la naissance de Francesco Mazzola, dit « Le Parmesan » (1503-1540). Cette première exposition monographique rend hommage à ce maître de la Renaissance qui n’obtint de son vivant ni la gloire ni le succès mérités. Après la Galleria Nazionale de Parme, l’exposition sera présentée au Kunsthistorisches Museum de Vienne.

PARME - Si l’importance d’un artiste se mesurait au nombre de ses œuvres, Francesco Mazzola, dit “Le Parmesan”, ne serait pas considéré au même titre que les plus célèbres artistes de son temps : Raphaël, Titien, Le Corrège ou Michel-Ange. Son catalogue raisonné ne comprend seulement qu’une cinquantaine d’œuvres peintes dont l’attribution est certaine. À l’occasion du cinq-centième anniversaire de sa naissance, la ville de Parme rend hommage à l’artiste maniériste avec une rétrospective à la [...]

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La vie mouvementée de l’un des maîtres du maniérisme

Fils de Filippo, Francesco Mazzola naît à Parme le 11 janvier 1503. Il n’y a ainsi pas plus “parmesan�?... ou plus exactement, “Petit Parmesan�? (Parmigianino) que lui : l’artiste doit ce diminutif à sa petite stature et à son aspect charmant de putto. Vasari le décrit ainsi : “Il avait très belle apparence, un visage et un aspect très gracieux, d’ange plutôt que d’homme.�? Le biographe avait certainement présent à l’esprit l’Autoportrait dans un miroir convexe (1523), aujourd’hui conservé au Kunsthistorisches Museum de Vienne. Le Parmesan a grandi dans l’atelier de ses oncles Pier Ilario Filippo et Michele, modestes peintres de province tout comme son père, mort deux ans après sa naissance. Tout jeune, il a participé à la réalisation de fresques dans quelques chapelles de l’église de San Giovanni Évangelista à Parme, où travaillait également Le Corrège ; celui-ci exerça sur le jeune Parmesan une première influence déterminante. À la veille de son départ pour Rome, en 1524, les Sanvitale de Fontanellato lui commandent une fresque sur le mythe dramatique d’Actéon. Malgré sa très grande réputation à Rome, l’absence de mécènes disposés à protéger Le Parmesan finit par le confiner dans un rôle de second plan, sur la scène romaine. Cependant, dans ses quelques œuvres de cette brève période, l’artiste s’approprie et traduit de manière résolument originale les formules stylistiques de la Renaissance, en leur donnant une orientation pleinement maniériste. Après avoir échappé au sac de Rome de 1527, il se réfugie à Bologne jusqu’en 1530 où il réalise de nombreuses peintures d’autel et des tableaux pour des particuliers. Il dessine, grave, et porte à la perfection sa sensuelle élégance stylistique. De retour à Parme, en 1531, on lui confie le décor de l’église Santa Maria della Steccata. Ces travaux auraient dû être son grand œuvre. Commencés en 1535, ils s’interrompent en 1539, alors qu’il termine l’intrados de l’abside, pour des problèmes de fourniture de matériel. Ses défaillances et ses retards lui valent une dénonciation de la part des frères et un bref séjour en prison. Il se réfugie alors à Casalmaggiore, miné physiquement et psychologiquement. Il n’a que trente-sept ans, mais sur son ultime autoportrait de la Galerie nationale de Parme, bien connu de Vasari, apparaît la figure d’un vieillard émacié. C’est sur cette image frappante d’une vieillesse précoce – qui n’a rien à voir avec l’Autoportrait dans un miroir convexe, antérieur de quinze ans, où il avait dessiné avec précision la splendeur et la mélancolie d’une jeunesse pleine de promesses – que Le Parmesan achève sa vie, emporté par la peste le 24 août 1540.

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