Aller directement au contenu
Logo accueil

Accueil > Le Journal des Arts > Archives > Le bon tempo d’une biennale hippie chic - Le Journal des Arts - n° 221 - 23 septembre 2005

Demir Anaïd - 828 mots - Le Journal des Arts n° 221 - 23 septembre 2005

Lyon

Le bon tempo d’une biennale hippie chic

828 mots - Le Journal des Arts n° 221 - 23 septembre 2005

Pour agrandir ou diminuer le texte, utilisez la molette de votre souris + appuyer sur la touche Ctrl de votre clavier Envoyer à un ami Imprimer Twitter Google Plus Partagez sur facebook

L’« Expérience de la durée », la 8e édition de la Biennale de Lyon, convoque figures historiques des années 1970 et jeunes artistes sous influence.

LYON - Vertiges de vitesse, consumérisme, abolition des distances…, à quel temps sommes-nous mangés dans nos sociétés actuelles ? Sous-titrée « Expérience de la durée », la 8e Biennale d’art contemporain de Lyon nous entraîne dans cinq lieux : l’ancienne Sucrière, le Musée d’art contemporain, Le Rectangle, le fort Saint-Jean, à Lyon, et l’Institut d’art contemporain de Villeurbanne. Chaque fois, les œuvres présentées invitent à une expérience intense liée à la perception et au vécu du visiteur. Conçue par les directeurs du Palais [...]

L’accès à l'intégralité de l’article est réservé à nos abonné(e)s leJournaldesArts.fr
leJournaldesArts.frVous êtes abonné(e) : IDENTIFIEZ-VOUS ICI
PAS ENCORE ABONNÉ(E) : abonnez-vous maintenant en ligne
Choisissez la formule (pays, titre, durée) qui vous convient et consultez cet article après quelques clics
(si vous êtes étudiant, cliquez ici) :
 
ACHAT ARTICLES
Article unitaire
Pack 10 articles
Pack 30 articles
Pack 50 articles
[non optimisée pour les smartphones]
Chargement en cours...

Conditions de vente : dans le cadre d'un abonnement à une offre à durée libre, la reconduction de l'abonnement pour une durée égale est tacite. L'abonné peut à tout moment demander la résiliation de son abonnement par l'envoi d'un courrier comme indiqué dans nos CGV.

 

L’expérience du vide : performances 2000 Indissociable du vivant et du vécu, l’underground ne serait pas grand-chose sans la performance. L’« Expérience de la durée » n’est pas passée à côté de cette donnée qui fleure bon les années 1970. Mais, remixée par les années 2000, la performance n’a ni le même attrait ni le même impact. L’artiste Spencer Tunick a créé l’événement quelques jours avant le vernissage en mettant la ville à nu : près de 1 500 personnes ont accepté l’invitation en échange d’une édition photographique de l’artiste. Aux premières lueurs du jour, tous se sont dévêtus en nombre sans craindre les basses températures pour permettre à l’artiste de réaliser des photos où la nudité est de mise. Ces images étonnantes seront exposées à la Biennale à partir de la mi-novembre. Plus potache, John Bock s’est laissé « lessiver » dans un conteneur qu’il faisait tourner mécaniquement. Allen Ruppersberg a puisé dans sa banque d’images des photocopies de dessins à colorier, dédicacées sur demande. Le Thaïlandais Surasi Kusolwong a, lui, improvisé un orchestre en bricolant des instruments de musique étranges que le public pouvait activer. Quant à Tom Marioni, il a réactivé une performance réalisée en 1970 et consistant à boire des bières avec des amis dans sa galerie. Cette fois, Drinking Beer with Friends is the Highest Form of Art s’est jouée à La Sucrière autour du bar constitué et approvisionné par l’artiste. Privée de contenu politique ou de revendication sociale, la performance des années 2000 s’offre comme un spectacle pur et simple, parfois drôle, parfois décevant. Rats volant Après avoir vu la grande installation que Kader Attia a réalisée pour la Biennale de Lyon, vous ne regarderez plus jamais de la même manière les enfants jouer dans une cour de récréation. L’artiste a en effet enfermé des mannequins dont la tête et les membres sont fabriqués en céréales, et de gros pigeons qui, inexorablement, picorent les bambins. Au point qu’il ne reste de certains qu’un macabre tas de vêtements. Cette grande installation est certainement l’une des plus marquantes de la Biennale de Lyon, si bien que les plus importants collectionneurs présents lors de la première journée professionnelle n’en finissaient pas de tourner autour. Kamel Mennour, qui représente l’artiste, en demandait 60 000 euros. Et c’est le collectionneur et galeriste suisse Pierre Huber, accompagné d’Yves Aupetitallot, chargé de mission pour le futur musée des beaux-arts de Lausanne – qui doit ouvrir en 2010 –, qui a été le plus prompt. Peut-être reverra-t-on cette œuvre sur les bords du lac Léman en compagnie d’une autre pièce de Kader Attia, la Piste d’atterrissage (2000), que le collectionneur avait déjà achetée pour 30 000 francs. Philippe Régnier

Toutes les Unes de L'oeil :

2016 -  2015 -  2014 -  2013 -  2012 -  2011 -  2010 -  2009 -  2008 -  2007 -  2006 -  2005 -  2004 -  2003 -  2002 -  2001 -  2000 -  1999 -  1998

Toutes les Unes du Journal des Arts :

2016 -  2015 -  2014 -  2013 -  2012 -  2011 -  2010 -  2009 -  2008 -  2007 -  2006 -  2005 -  2004 -  2003 -  2002 -  2001 -  2000 -  1999 -  1998 -  1997 -  1996 -  1995 -  1994
RECHERCHER UN ARTICLE
Mot-clef :
RECHERCHER UNE EXPOSITION
Mot-clef :
Ville :
SONDAGE

Etes-vous favorable à ce que des salles de musées portent le nom de donateurs de manière permanente ?

Oui
Non
Sans opinion

Paris by Night
Annuaire du monde de l'art
Palmares des musees 2016
Artindex France