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Accueil > Le Journal des Arts > Archives > Frieze, gare au bluff - Le Journal des Arts - n° 224 - 4 novembre 2005

Azimi Roxana - 839 mots - Le Journal des Arts n° 224 - 4 novembre 2005

Art contemporain

Frieze, gare au bluff

839 mots - Le Journal des Arts n° 224 - 4 novembre 2005

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La foire londonienne a été le théâtre d’une explosion des prix sur les jeunes artistes, au mépris parfois du bon sens.

LONDRES - Frieze Art Fair est une foire qu’il faut regarder de près sous peine d’être bluffé. Car tout se prête à l’épate, entre la qualité des collectionneurs et conservateurs de musée en goguette et l’effervescence des ventes lors du vernissage. Le stand d’Eva Presenhuber (Zurich) découpé par les bons soins d’Urs Fischer donnait même d’entrée de jeu une tonalité ambitieuse. Une coupe de champagne aidant, on penserait même que cette troisième édition est meilleure [...]

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Quatre jeunes gens dans le vent Exposés actuellement à la Tate Britain à Londres, les quatre artistes sélectionnés du Turner Prize (Darren Almond, Gillian Carnegie, Jim Lambie et Simon Starling) ont été pris d’assaut sur la foire. Un grand polyptyque composé de miroirs éclatés incrustés d’yeux (24 000 livres sterling) de l’Écossais Jim Lambie a été vendu illico chez Modern Institute (Glasgow). Rappelons qu’en juin, sur Art Basel, Sadie Coles (Londres) a cédé Jubilee, une sculpture de Lambie composée de tasses cassées, pour 15 000 euros. Modern Institute a proposé aussi pour 6 000 livres un collage de Simon Starling, Proposal for Lake Ontario. Cabinet (Londres) a cédé pour 7 000 livres un petit dessin pas forcément représentatif du travail de Gillian Carnegie. Alors que l’on fête le Triumph of Painting, Carnegie est étrangement la première peintre à être sélectionnée depuis cinq ans. Best-seller du groupe, Darren Almond, qui expose jusqu’au 24 décembre chez Chantal Crousel à Paris, a siégé sur deux stands. L’inscription « Amnesia » éditée à trois exemplaires a trouvé preneur pour 30 000 livres chez White Cube (Londres). Matthew Marks (New York) a quant à lui consacré un espace entier à ses photos en noir et blanc (11 000 livres). Les prix de cette seconde génération de Young British Artists rattraperont-ils ceux de leurs aînés ? À voir. Francophobie ou théorie du complot ? Les exposants français ont-ils fait les frais du bicentenaire de la bataille de Trafalgar, dans laquelle l’amiral Nelson eut raison de la flotte napoléonienne ? Sans succomber à la théorie du complot, il reste quand même étrange que la majorité des galeries hexagonales aient été reléguées dans les recoins de la foire. Cette « mise en quarantaine » n’a toutefois pas perturbé le bon rythme des affaires. Faute de trouver un tableau de Philippe Perrot qu’un conseiller lui avait chaudement recommandé, le collectionneur Charles Saatchi est reparti avec un diptyque de l’Américaine Whitney Bedford, proposé pour 16 000 euros par la galerie Art : Concept (Paris). Pour le même prix, Nathalie Obadia (Paris) a cédé un grand diptyque de Rosson Crowe à la collectionneuse britannique Yana Peel, pour le compte de l’Outset Contemporary Art Fund. Cette association est aussi à l’origine du fonds d’acquisition lancé depuis trois ans en faveur de la Tate. Ce dernier n’a d’ailleurs pas boudé les Froggies en achetant un casier de Stanley Brouwn chez Yvon Lambert (Paris) et un film d’Anri Sala auprès de Chantal Crousel (Paris). L’artiste Stéphane Penchréac’h a de son côté profité du tropisme ambiant pour la peinture. Un collectionneur américain a acheté l’un de ses tableaux affichés pour 12 000 euros par Anne de Villepoix (Paris). Pietro Sparta (Chagny) a relevé enfin un intérêt manifeste sur Alain Séchas. Intérêt, mais pas forcément vente. Le galeriste a reconnu avec ironie que si Séchas avait 20 ans au lieu de 50, les transactions seraient plus déliées. Malheureusement, aux yeux des investisseurs, la valeur esthétique des œuvres est aujourd’hui sujette à leur potentiel financier. Tout artiste confirmé dont les prix s’avèrent raisonnables manque singulièrement de charme. Pas assez cher, mon fils !

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