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Accueil > Le Journal des Arts > Archives > Paris Photo met les pendules à l’heure - Le Journal des Arts - n° 224 - 4 novembre 2005

Azimi Roxana - 1151 mots - Le Journal des Arts n° 224 - 4 novembre 2005

Paris Photo met les pendules à l’heure

1151 mots - Le Journal des Arts n° 224 - 4 novembre 2005

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La 9e édition du salon toujours aussi international confirme le pli contemporain adopté l’an dernier. La foire dévoile cet automne la jeune garde espagnole.

Tous les ans au mois de novembre, le succès de Paris Photo donne à notre capitale l’illusion d’être LE centre mondial de la photographie. Une autosatisfaction à moduler au vu des relevés d’Artprice. En 2004, les États-Unis menaient la danse dans les ventes publiques de photos avec 78 % de parts de marché contre 5,6 % pour la France. Dans un paysage aux couleurs de la bannière étoilée, Paris Photo s’en sort pourtant avec brio. Fort de ses 73 % [...]

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« Statements » : une Espagne sans clichés

Que nous inspire l’Espagne ? Une suite de clichés, du ténébrisme à la « movida ». La mise au point que nous proposent les « Statements » ibériques de Paris Photo s’avère nécessaire ! À la différence d’une scène allemande très formatée, le paysage espagnol est polymorphe. La plupart des artistes sélectionnés par la commissaire invitée, Rosa Olivares, sont à l’origine des plasticiens. Les photos très scénarisées de Naia Del Castillo (1 850 à 2 500 euros), présentées par la madrilène Distrito 4, seront accompagnées d’objets accentuant la sophistication des compositions. De même, des vidéos viennent compléter les travaux sur la solitude dans les espaces publics de Sergio Belinchon (1 750 à 11 000 euros) chez Dels Angels (Barcelone). On perçoit un mimétisme, pour ne pas dire une gémellité, dans les photos de théâtre et de métros vides (3 500 et 7 500 euros) de son frère Raul Belinchon présentées par T20 (Murcie). L’architecture, cette fois muséale, est au cœur du travail d’Alicia Martin (1 000 à 10 000 euros) à l’affiche d’Oliva Arauna (Madrid). L’idée de solitude inspire la série sur le « Silence » de Mayte Vieta chez Palma 12 (Vilafranca Penedes). Au menu de la galerie Fucares (Madrid), les paysages et vues d’architecture, presque topographiques, de Maria Bleda et Jose Rosa (6 000 euros) relèvent davantage d’un travail sur la mémoire. L’humour est présent, enfin, dans les images décalées de Jordi Bernardo, proposées par la galerie Senda (Barcelone). Face au travail élégant et un brin lisse de ces artistes, les images mutantes de Pablo Genovés chez Bacelos (Vigo) jouent la carte du mauvais goût. Esthètes, s’abstenir ! Bien que ces artistes misent sur la globalisation et vivent pour certains à l’étranger, leur entrée sur le marché international est encore timide. « Actuellement, les prix augmentent, mais seulement sur le marché espagnol, confie Rosa Olivares. À l’étranger, seuls quelques artistes peuvent vendre à de bons prix. C’est le bon moment d’acheter la photographie espagnole, parce que c’est bon marché. » Chacun prêche pour sa paroisse ! Ce sermon n’a d’ailleurs porté ses fruits que depuis peu en Espagne. « Les collectionneurs espagnols n’ont commencé à acheter de la photographie que voilà sept ou huit ans, remarque la galeriste Juana de Aizpuru (Madrid). Avant, je ne vendais que sur les foires à des collectionneurs internationaux. » La donne a changé depuis une dizaine d’années, avec la création de fondations spécialisées comme Foto Colectania à Barcelone et la Fondation Coff à San Sebastián. Créée par le collectionneur Enrique Ordóñez, cette dernière a même lancé en 2004 dans la ville basque la foire DFoto, au parfum encore très local.

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