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Accueil > Le Journal des Arts > Archives > Ingres retrouve son public - Le Journal des Arts - n° 232 - 3 mars 2006

Marozeau Maureen - 719 mots - Le Journal des Arts n° 232 - 3 mars 2006

Rétrospective

Ingres retrouve son public

719 mots - Le Journal des Arts n° 232 - 3 mars 2006

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Première grande exposition consacrée à l’artiste depuis quarante ans, la manifestation du Louvre met en avant son talent de coloriste et la sensualité de son trait.

PARIS - Jean Auguste Dominique Ingres (1780-1867) serait en froid avec son public. La ligne sévère, la beauté distante et l’aspect glacé de l’œuvre de l’artiste montalbanais auraient perdu les faveurs d’un public désormais rompu au réalisme le plus cru et grand amateur de la facture impressionniste. Première rétrospective de l’artiste depuis celle de 1967 au Petit Palais, à Paris, l’exposition « Ingres » au Musée du Louvre a tout d’une mission diplomatique. « Parler d’une réhabilitation [...]

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Montauban monte au créneau Le projet est né d’une boutade. « Et pourquoi pas La Belle Jardinière ? », lance Florence Viguier, directrice du Musée Ingres de Montauban, inquiète de voir son musée vidé par les demandes de prêt du Musée du Louvre. Contre toute attente, le commissaire Vincent Pomarède accepte de lui confier en échange le fragile chef-d’œuvre de Raphaël. La délicieuse huile sur bois figurant la Vierge, l’Enfant Jésus et l’enfant Jean-Baptiste est la pièce maîtresse de l’exposition « Ingres invite Raphaël », où l’adoration d’Ingres pour le peintre d’Urbino se décline sur tous les tons : du reliquaire d’ossements aux portraits présumés de l’artiste divin jusqu’aux copies de ses madones. Non seulement Ingres collectionnait tout ce qui avait trait à son idole, mais aussi il s’en imprégnait, et s’était engagé dans la même quête d’idéal. Légendaire, cette idolâtrie n’a pourtant jamais fait l’objet d’une thèse ou d’une exposition scientifique, c’est pourquoi Florence Viguier lance « une ligne aux chercheurs ». La manière par laquelle Ingres a su digérer la leçon de Raphaël pour développer sa propre créativité est ici parfaitement esquissée. À cette présentation succédera « Ingres et l’antique », une exposition scientifique coproduite par le Musée de Montauban et le Musée de l’Arles et de la Provence antiques (Arles). Résultat de recherches communes entre spécialistes d’Ingres et archéologues, elle confrontera les œuvres du peintre à des pièces archéologiques majeures. Parallèlement, « Ingres collages » est la première d’une série d’expositions « carte blanche » conviant des écrivains à piocher dans le fonds de dessins légués par l’artiste. Pour cette séance inaugurale, Adrien Goetz, à qui l’on doit La Dormeuse de Naples (éd. Le Passage), roman sur le chef-d’œuvre disparu d’Ingres, révèle le procédé méthodique de « collage », ou plutôt de juxtaposition, qu’utilisait le peintre pour élaborer ses compositions. L’ouvrage publié à cette occasion détaille cette réflexion, souvent confondante de justesse. - « Ingres invite Raphaël », jusqu’au 30 avril, « Ingres collages », jusqu’au 2 avril, Musée Ingres, 19, rue de l’Hôtel-de-Ville, 82000 Montauban, tél. 05 63 22 12 91. Publications : Ingres invite Raphaël, 16 p., 30 ill. couleurs, 4 euros ; Adrien Goetz, Ingres collages, coéd. Le Passage/Musée Ingres, coll. « Beaux-Arts », 384 p., 100 ill. couleurs, ISBN 2-84742-080-0, 25 euros. Un mécénat qui tombe à pic Présenté dans le cadre de l’exposition, le Portrait de Charles Marcotte d’Argenteuil (1811) vient de rejoindre les collections du Musée du Louvre, à Paris, grâce au mécénat d’Arjowiggings. Charles Marcotte d’Argenteuil (Doullens [Somme], 1773-Paris, 1864) était un ami intime et notamment le premier mécène de l’artiste. Envoyé à Rome par Napoléon en 1810 pour créer le service général des Eaux et Forêts, il s’adresse à Ingres, alors en quatrième année de pensionnat à l’Académie de France à Rome, pour réaliser un portrait qu’il enverra à sa mère. Ingres exécuta de lui en tout quatre portraits, dont un peint en 1810 (National Gallery, Washington), et trois dessinés. L’artiste fut en quelque sorte le « peintre de famille » des Marcotte, exécutant une vingtaine de portraits dessinés sur plus de quarante ans (1811-1852). Classé « trésor national », ce dessin n’avait jamais quitté les descendants Marcotte et ne pouvait être vendu à l’étranger, aussi le soutien d’Arjowiggings s’est-il révélé capital. Filiale de Sequana Capital, cette entreprise papetière suit l’exemple d’Axa, à l’origine de l’entrée récente du Portrait de Ferdinand-Philippe de Bourbon-Orléans, duc d’Orléans dans les collections du musée parisien, œuvre également présentée dans l’exposition (lire le JdA n° 229, 20 janvier 2006).

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