Beaubourg

Porte close

Par Sophie Flouquet · Le Journal des Arts

Le 20 octobre 2006 - 252 mots

L’activité du Centre perturbée par un mouvement de grève.

 PARIS - Après un préavis déposé le 22 septembre, c’est le déclenchement d’une procédure disciplinaire à l’encontre d’un agent qui a mis le feu aux poudres, le 3 octobre. À l’heure où nous bouclons notre édition, le Centre était toujours fermé pour la sixième journée consécutive. Les revendications des grévistes, réunis en intersyndicale (CGT, CFDT, CFTC et FO), portent sur quatre points : le respect des règles d’hygiène et de sécurité dans le cadre des travaux de rénovation, la multiplication des conseils de discipline à l’encontre des employés, le plafonnement des bas salaires et, principal point d’achoppement, le manque de personnels. L’intersyndicale réclame en effet la création de 60 nouveaux postes sur trois ans – contre 80 en début de conflit –, alors que les représentants du ministère de la Culture et de la Communication n’entendent céder que sur une vingtaine, dont 8 postes de vacataires transformés en CDI. De source syndicale, le 13 octobre, les représentants de la Rue de Valois auraient proposé « l’externalisation d’une partie des emplois » pour résorber la crise. Un modèle récemment mis en œuvre au Musée du quai Branly, qui fonctionne principalement avec des prestataires extérieurs. Le 16 octobre, la grève a été reconduite à une courte majorité, malgré l’opposition de la CGT et de la CFDT, qui souhaitaient suspendre provisoirement le mouvement pour permettre la mise en place d’une mission d’inspection du ministère de la Culture destinée à estimer les besoins réels en termes d’effectifs.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°245 du 20 octobre 2006, avec le titre suivant : Porte close

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