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Accueil > Le Journal des Arts > Archives > De la scène à la ville, et retour - Le Journal des Arts - n° 259 - 11 mai 2007

Domino Christophe - 2381 mots - Le Journal des Arts n° 259 - 11 mai 2007

De la scène à la ville, et retour

2381 mots - Le Journal des Arts n° 259 - 11 mai 2007

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Arts plastiques et théâtre ont noué depuis le début du XXe siècle des liens étroits, de Dada au happening. Histoire d'une relation à l’occasion de l’exposition « Un théâtre sans théâtre » au Macba à Barcelone.

C’est dans les plis et replis d’une histoire longue que se noue l’exposition à l’affiche du Macba (Musée d’art contemporain de Barcelone) à partir du 24 mai. L’histoire d’une modernité qui a profondément façonné l’espace plastique et le champ de la perception esthétique. En se proposant de fouiller le territoire où théâtre et arts plastiques se sont entrecroisés, l’exposition « Un théâtre sans théâtre », conduite par Bernard Blistène et Yann Chateigné à l’invitation du [...]

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Temps, espace et théâtralité

Par la question du théâtre, c’est non seulement la spatialité propre à l’œuvre d’art qui se voit transformée, mais aussi l’expérience de l’espace vécu, des géographies esthétiques, affectives ou physiques. Au profit d’une spatialité esthétique qui a en tout cas résolument débordé le territoire proprement scopique, c’est-à-dire attaché à la seule vision au travers par exemple de la figure du tableau-fenêtre, et plus largement de l’image. La pensée de l’espace s’est faite bien souvent par découpage en parcelles et en territoires spécifiés, isolés. Henri Lefebvre notait au contraire en 1974 qu’« il faut inverser la tendance dominante, celle qui va vers la fragmentation, la séparation, l’émiettement subordonné à un pouvoir central, effectué par le savoir au nom du pouvoir », pour penser l’espace non comme une globalité abstraite, mais comme une production socio-historique. D’ailleurs, la mise en cause de l’illusion au profit de l’invention d’autres espaces scéniques par les gens de théâtre se radicalise avec les avant-gardes historiques : le constructivisme en URSS et un Vsevolod Meyerhold ; l’expressionnisme allemand après Max Reinhardt et Erwin Piscator. Futurisme et cubisme ont quant à eux éclaté l’unité perspective et, pour le premier surtout, usé de la scène comme un de ses terrains privilégiés en promouvant le « théâtre mécanique ». Mais la dimension liée à l’espace ne se pose pas en toute indépendance : sa remise en jeu débouche sur une autre redéfinition moderne, peut-être plus radicale encore, de l’œuvre d’art. Au théâtre davantage qu’au cinéma, les arts plastiques vont emprunter une toute nouvelle dimension temporelle, qui ouvre à l’éphémère, au transitoire. Ils vont refonder l’expérience esthétique sur la durée vécue, et non sur la permanence de la forme ni quelque autre essence incarnée. Une dimension temporelle qui ouvre aussi à la question de la trace, de la notation, de l’écriture, du document, de l’enregistrement, bref de la consignation et de la conservation de l’œuvre – ou de quelque chose de l’œuvre. Au risque, encouru par l’historien scrupuleux ou le collectionneur maniaque, de la tentation du fétiche ou de la relique par l’accumulation de documentation photographique et filmique, d’archives et de documents d’artistes, voire d’objets et autres reconstitutions. Limites que bien des démarches ont déjà surmontées, par le livre quand Arnaud Labelle-Rojoux écrit une « contre-histoire » de l’art-action (1) ou quand le Centre Pompidou propose « Hors Limites ; l’art et la vie 1952-1994 », exposition conduite par Jean de Loisy en 1994, pour s’en tenir au domaine français récent. (1) L’Acte pour l’art, rééd. Al Dante, 2004.

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