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Entretien

François Épin, président de l’Association nationale des élèves commissaires-priseurs, commissaire-priseur stagiaire chez Pierre Bergé et associés (PBA)

« Le stage donne une coloration à notre carrière »

Le Journal des Arts - n° 263 - 6 juillet 2007

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En quoi consiste la formation des commissaires-priseurs depuis la réforme de la profession qui est intervenue en 2000 ?
Le Conseil des ventes volontaires (CVV), conjointement avec la Chambre nationale des commissaires-priseurs judiciaires (CNCJ), a la charge de la formation des futurs commissaires-priseurs. La formation est accessible aux titulaires d’un diplôme de droit et d’histoire de l’art : Deug dans une matière, licence dans l’autre. Mais l’on constate que le niveau général d’études est largement supérieur à celui requis. Le décret du 27 septembre 2006, qui a modifié l’accès à la profession, ajoute notamment deux épreuves à l’examen : l’une en économie et comptabilité, l’autre dans une langue vivante étrangère. La nouvelle génération de candidats à la profession approuve l’introduction de ces deux nouvelles matières, jugées indispensables pour mieux appréhender les multiples facettes du métier. Une fois l’examen d’entrée passé, il s’agit principalement d’une formation de terrain qui se concrétise par un ou plusieurs stages d’une durée totale de vingt-quatre mois. Cinq semaines par an sont consacrées aux cours théoriques, dont une session en école de commerce pour la gestion, une nouveauté depuis deux ans.

Quelles autres améliorations seraient-elles souhaitables ?
La formation théorique est dispensée par des conservateurs. Néanmoins, nous souhaiterions être davantage formés par des experts. En effet, ce n’est pas le rôle des conservateurs de parler d’estimation, de valeurs des objets, ni des techniques de reconnaissance des faux. Nous avons également besoin de manipuler les objets. Il est important que l’essentiel de la formation réponde à des questions pratiques. Nous encourageons cependant le CVV à nous faire rencontrer des conservateurs de spécialités que nous n’avons pas eu la possibilité d’étudier durant notre cursus universitaire, comme les cadres anciens, la mode, le design, la publicité, etc.

Quelles sont les statistiques sur les nouveaux diplômés ?
Cent onze commissaires-priseurs ont été diplômés depuis 2001, dont près de la moitié sont des femmes. 16 % d’entre eux n’exercent pas la profession de commissaires-priseurs.

Comment s’effectuent les choix de carrière ? Vaut-il mieux se spécialiser ou rester généraliste ?
Le choix de carrière se fait en grande partie grâce à une opportunité de stage. Le stage est déterminant, voire décisif. Il donne une coloration à notre carrière. La spécialisation, qui est plutôt une préoccupation parisienne, vise à l’organisation de vacations spécialisées au sein d’une grande structure. Cela n’est pas possible en province.

Est-il facile de trouver un stage ?
Non, c’est très difficile. Encore trop peu de maisons de ventes donnent leur chance à des personnes en formation. Et ce sont souvent les mêmes qui reprennent des stagiaires. Sans compter les sociétés de ventes qui n’offrent aucune rémunération : dans ce cas, le CVV ne valide pas le stage. Être stagiaire signifie aussi s’investir, être prêt à quitter sa région, travailler dans une spécialité qui n’est pas son choix…

Quelles sont les conditions pour s’installer à son compte ?
S’installer à son compte répond plus au profil d’un commissaire-priseur généraliste. La réforme permet à un spécialiste d’acheter des parts dans une société. Beaucoup d’étapes sont nécessaires avant de s’installer à son compte. Outre une expérience suffisante et un carnet d’adresses bien rempli, il faut pouvoir justifier d’une importante surface financière et souscrire à une assurance couvrant l’activité. C’est le parcours du combattant pour trouver un financement. Mais il y a de bons exemples, comme Damien Leclère, qui s’est établi à Marseille en 2006. Et je souhaite signaler que le CVV organise, pour les jeunes diplômés, un séminaire qui a pour objectif de trouver des solutions aux problèmes d’installation.

Où en êtes-vous de votre propre carrière ?
Ma formation devait durer six mois chez PBA. J’y suis depuis un an et demi. Après avoir trouvé une fonction qui répondait aux exigences généralistes de la formation, au sein d’un département « mobilier et objets d’art », je participe aujourd’hui à la préparation des ventes bruxelloises de design et d’arts décoratifs des XXe et XXIe siècles, mon domaine de prédilection.

Armelle Malvoisin

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