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Accueil > Le Journal des Arts > Archives > Les urgences de l’art contemporain - Le Journal des Arts - n° 253 - 16 février 2007

Azimi Roxana - 1311 mots - Le Journal des Arts n° 253 - 16 février 2007

Enquête

Les urgences de l’art contemporain

1311 mots - Le Journal des Arts n° 253 - 16 février 2007

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Ni rose ni gris, l’état des lieux de l’art contemporain en France trahit des handicaps d’ordre budgétaire et révèle la nécessité de mettre en place une vraie éducation artistique.

Une radiographie de l’art contemporain en France se révèle nécessairement contrastée, biaisée, selon que l’on regarde le verre à moitié vide ou à moitié plein. « Les mentalités ont évolué ; là où il y avait de fortes réticences, il y a maintenant des hésitations ; là où il y avait un désert, il y a de l’enthousiasme ou de l’indifférence et des petites poches de résistance », résume Thierry Raspail, directeur du Musée d’art contemporain de Lyon. La mutation se [...]

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Privés et politiques locales au secours de l’État ?

L’idée que l’argent privé puisse avoir une mission de service public fait son chemin. Bien que l’Association pour la diffusion internationale de l’art français (Adiaf) manque de dynamisme, l’association de collectionneurs a indéniablement favorisé le rapprochement public-privé. « L’Adiaf a permis de démarginaliser les collectionneurs. Sans l’Adiaf, il n’y aurait pas eu le “Projet pour l’art contemporain�? à Beaubourg, qui regroupe quarante-quatre collectionneurs donnant chacun 5 000 euros pour l’achat d’œuvres au profit du musée », précise la galeriste Nathalie Obadia, vice-présidente du Comité professionnel des galeries d’art. En cinq ans, le nombre d’adhérents à la Société des amis du Musée national d’art moderne est passé de 520 à 700, soit une augmentation de 26 %. Le mécénat qui en résulte a augmenté de 45 %, et représente au total plus de 300 000 euros pour 2006. Pour impliquer davantage les particuliers, le collectionneur Antoine de Galbert [fondateur de la Maison rouge à Paris] préconise le système des fondations avec donation temporaire d’usufruit : « Le donataire garde l’arbitrage des fonds et peut reprendre le capital quand il le souhaite. Le risque culturel en termes de contenu est quant à lui maîtrisé, car l’État donne son agrément à la création de la fondation. » Soutenir l’expérimentation Quid du mécénat d’entreprise ? Celui-ci se révèle vital à tous les niveaux, ne serait-ce que pour le pavillon français de la Biennale de Venise. Peinant à boucler le budget de 800 000 euros pour la prestation de Sophie Calle, CulturesFrance compte sur un mécénat à hauteur de 300 000 euros. La loi de 2003 sur le mécénat des sociétés, allégée des contraintes de présentation publique en 2005, offre une avancée, dont les effets ne sont toutefois pas encore palpables. D’après le dernier Répertoire mécénat d’entreprise 2007 de l’Admical, seules 13 % des actions de mécénat culturel étaient menées en 2005 dans le champ des arts plastiques. Si le mécénat perce dans les grandes entreprises comme LVMH, il s’insinue difficilement dans les PME. Une valorisation du mécénat de compétences (1) auprès des petites entreprises serait souhaitable. Le Palais de Tokyo fait ici office de pionnier en cherchant 50 % de ses financements auprès du secteur privé. Bien qu’il ait réussi à récolter 1,5 million d’euros sous forme de partenariats en 2006, il lui reste à fidéliser les entreprises sur le long cours. « La prise de risque en matière artistique ne fait pas partie de la culture de l’entreprise. Plus généralement, la France est incapable de soutenir l’expérimentation », déplore Jean-Michel Raingeard, président de la Fédération française des sociétés d’amis de musées. Une critique qui vise aussi souvent les politiques, en dépit de quelques exceptions comme André Gélis, maire de Sérignan et initiateur d’un musée d’art contemporain dans une bourgade de 7 000 habitants. « Ce qu’on a du mal à définir, c’est le rôle de l’élu face à l’institution culturelle qu’il soutient, indique François Bordry, président des Voies navigables de France (VNF). Les politiques ne comprennent pas spontanément qu’ils doivent soutenir une équipe, laquelle fait les choix esthétiques, car elle en a l’expertise. » En substance, beaucoup attendent du politique une posture courageuse mais effacée ! Si le changement de mentalité des édiles ne se perçoit pas au niveau de l’aide aux structures de diffusion, il apparaît tangible sur le chapitre de la commande publique. Autre point positif, la récente réforme du décret du 1 % artistique dans les constructions publiques rend les collectivités qui ne s’y plieraient pas passibles d’une amende. L’art n’est pas à l’école Mais le mal est ailleurs. Si les élites économiques ou politiques ne s’investissent qu’à dose homéopathique, c’est que le mouvement initié dans les années 1980 ne s’est pas accompagné d’un vrai chantier sur l’éducation artistique. Dans une enquête portant sur l’accès des jeunes adultes à l’art contemporain, réalisée par le Département des études, de la prospective et des statistiques (DEPS), du ministère, 40,5 % des jeunes interrogés affirmaient ne pas connaître ce domaine. Reste à voir comment l’art et l’histoire de l’art, récemment inscrits dans le socle des connaissances, s’inséreront dans les cursus scolaires. « Pour l’instant, l’Éducation nationale freine, confie Olivier Kaeppelin. Il y a actuellement un modèle scientifique et technique qui réclame un contingent d’heures et ne permet pas d’en rajouter d’autres consacrées à l’art. L’art à l’école ne peut être qu’une décision politique en accord avec les enseignants. » (1) Le principe du mécénat de compétences, apparu il y a moins de dix ans, est que l’entreprise offre le temps consacré par le salarié au programme de mécénat.

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